Le sexe vend... et s'achète
Elles sont habiles et leur emploi nécessite une série de compétences différentes. Patience et compréhension, elle doivent aussi être confortables dans leur sexualité. Ce sont les qualités de base dans ce domaine. Elles exercent un métier qui n'est définitivement pas pour tout le monde.On croit souvent à tort que les travailleuses du sexe choisissent cette voie comme dernier recours, parce qu'elles sont pauvres et qu'elles n'ont pas d'autres choix. Il s'agirait pourtant d'un mythe. Peut-on dire ce qui est un choix et ce qui ne l'est pas? Ces femmes ont tout de même un éventail d'options devant elles et prennent la décision de gagner leur vie ainsi. Elles sélectionnent le milieu qui convient le mieux à leur confort et à leurs besoins que ce soit dans la rue, dans un club de danseuses ou dans une agence d'escortes.
Si certaines utilisent la prostitution pour se sortir de la pauvreté, elles le font au même titre que n'importe quelle autre fonction car c'est un travail qui, malgré ses dangers, demeure une façon de se faire de l'argent rapidement.
L'exploitation des travailleuses du sexe ne se fait pas dans l'échange monétaire pour leurs services, mais elle se fait ressentir dans les conditions de travail de ces femmes. Abusées, violées et violentées, ces femmes sont les oubliées du système et les lois ne leur reconnaissent pas les mêmes droits que les autres travailleurs.
Pour plusieurs, la prostitution est une forme de violence alors que pour ces femmes, il s'agit de leur revenu. Qu'on soit d'accord ou non avec ce qu'elles font, la violence doit-elle faire partie de leur quotidien? Jusqu'où devrait-on parler de risques raisonnables reliés au métier?
| Publié par Josianne Massé à 21H31 |
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